Cela s'est passé à Doussard

Ours Combe d'Ire | Rogations | Jus de pommes | Lac gelé | La vie autrefois


Voici une histoire bien singulière, racontée par Mr M. Laurent, président de la société de chasse de Faverges dans les années 30 . Un ours, aujourd'hui animal bien sympathique, a été abattu en 1895, dans les circonstances suivantes : L'animal avait passé la saison d'été dans la forêt du couvent de Tamié. Des traces furent découvertes vers un tas de pierre ou une génisse ayant péri était ensevelie. Des gardes l'ont également aperçu dans la combe d'Ire. Cette nouvelle alla jusqu'au Comte de Boigne de Chambéry, grand chasseur de fauves. C'est, accompagné de gardes qu'il se rendit jusqu'à la tanière de l'animal. Les chasseurs firent du bruit, sans succès, devant le repaire. Le garde Faley décida alors de pénètrer dans la tanière mais ressortit aussi vite, ayant entendu un grognement de l'animal. L'ours sortit enfin, pour son malheur, car le Comte et les 4 gardes qui l'accompagnaient foudroyèrent l'animal. Bien triste fin pour ce rescapé ! C'était à la fin du siècle dernier.


 

 

On appelle Rogations des prières solennelles avec processions, qui se font trois jours consécutifs, avant le fête de l'Ascension, pour demander à Dieu une bonne récolte, un temps favorable et l'éloignement des fléaux qui menacent les blés et les vignes.



La fabrication du cidre ( jus de pomme ) est une vieille tradition savoyarde. La plupart des familles possèdaient leur coin " verger ", et chaque automne, rapaient leurs " croesons " ou pommes à cidre, qui, après distillation du marc ( résidu de presse ) se transformaient en fameuse " gnôle " à 54° ou plus parfois. ( Photo de gauche : distilleuse Crozet à Verthier )
Aujourd'hui, l'attachement aux anciennes coutumes locales fait réapparaître ces pratiques oubliées. Les variétés de pommes ont changé mais pas la méthode de fabrication, ni la passion pour un délicieux produit du terroir. A votre bonne santé !



 

 

 

 

 


Le lac d'Annecy, situé à une altitude moyenne de 446 m, est long de 13 kms, large de 3,2.Sa superficie est de 28 km2 et sa profondeur moyenne de 40 m.Il est alimenté principalement par l'Eau Morte, l'Ire et le Laudon et se déverse dans le Thiou, affluent du Fier, lui même se jetant dans le Rhône. Ses eaux se renouvellent en 5 ans.
D'origine glaciaire, il a subi les caprises de la météo, à de nombreuses reprises. Tout d'abord des inondations, en 1711, qui faillît détruire Annecy ( Il fût alors décidé de construire des écluses) et plus près de nous en 1910.
Puis les congélations ( 1 ou 2 par siècle). Il y eu:(source:Revue Savoisienne)
1573  
1681 Partielle*
1682 Partielle*
1684  
1799 Partielle*
1830  
1880  
1891  
   
1963  
* Seul le petit lac est sous la glace
Le lac gelé, vue des quais, à Annecy, au 19ème siècle.On reconnait l'ile des cygnes, sur la droite
La grande congélation de 1891, à Annecy. Le lac est devenu une gigantesque patinoire, comme aux Pays Bas sur les tableaux de Bruegel.On raconte que des restaurateurs de la rive gauche sont allés, à cheval, chercher du vin chez les viticulteurs de Talloires.
Février 1963, c'est l'agitation sur les rives du petit lac. Serge Desbiolles de Bredannaz, et qui a 10 ans à l'époque écrit:"Le 1er jour, sa surface était transparente comme du verre, si bien que l'on voyait au travers, tous les détails du fond de l'eau, notamment des épaves de barques... Le village entier était sur le lac, à pied ! Nous étions regroupés devant l'hotel Belle-Rive, car la profondeur était moindre en cet endroit et la glace plus épaisse (30cm environ)... Cela donnait lieu à des spectacles bien inhabituels, tels les cygnes,complètement désorientés, qui étaient poursuivis par les chiens"
Photos ci-dessus:test de résistance de la glace en 2cv, à droite les aventuriers de la traversée ( Serges Desbiolles à droite sur la photo)
le 2ème jour, il neige.Tout est blanc, on ne fait plus la différence entre le lac et la terre ferme.Redoux, dans l'après midi.
Le 3ème jour soit le 12 février, la neige fondue gèle à nouveau.Plus personne n'avait peur car on ne voyait plus le fond de l'eau.Chacun s'aventurait de plus en plus loin, jusqu'au milieu. Alors pourquoi ne pas continuer et traverser ? Un sapin fût planté au centre du lac, ce qui donnait une image complètement irréaliste à la scène.On essaya aussi la traversée à vélo ( Bernard Rassat en tête),plus difficile et même le contournement des pontons ... en voiture.Je me souviens personnellement des exploits de mon chien sur la glace, à la page de Doussard.Mais c'était déjà le dégel et la glace était devenue fragile.Et ce ne fût pas une promenade, mais une baignade pour l'animal, qui avait du mal à remonter.Ces images et exploits ont marqué toute une génération, qui aujourd'hui encore peut dire, avec nostalgie et un brin d'inconscience:j'y étais !

L a   v i e      V E R T H I E R    a u t r e f o i s  

Ce récit est celui d'un habitant du village de Verthier, Georges Bouvard, qui décrit la vie de tous les jours à Verthier, entre les années 1920 et la seconde guerre mondiale. On apprend que la vie quotidienne était très animée, en raison de l'activité viticole du village.